Concerts

L'Amérique Latine

L’Amérique latine recèle une culture musicale traditionnelle étonnamment riche et diversifiée, née de nombreux brassages culturels. On y retrouve des rythmes d’Afrique, des instruments à cordes venus d’Europe ainsi que des instruments à vent ou des techniques de chant issus des populations indiennes d’origine.

 

Trois musiciens multi-instrumentistes captivés par les sonorités aux multiples facettes partagent leur passion pour les musiques d’Amérique latine. Ici et là TriOrganico révèle certains éléments naturels ou utilitaires, parfois des plus inattendus, qui se sont transformés au travers d'histoires passionnantes  en instruments de musique. Truffé de références aux rites traditionnels, le spectacle de TriOrganico nous livre des compositions tantôt festives tantôt émouvantes qui nous invitent au voyage évoquant la variété d’un continent bigarré.

Latin America has a surprisingly rich and diverse traditional musical culture, born of many cultural mixes. There are African paces, string instruments from Europe as well as wind instruments and singing techniques from the native Indian populations.

 

Three multi-instrumentalists captivated by multifaceted sounds share their passion for Latin American music. Here and there TriOrganico reveals some natural or utilitarian elements, sometimes the most unexpected ones, which have transformed themselves through fascinating stories in musical instruments. Riddled with references to traditional rituals, the show of TriOrganico gives us compositions sometimes festive sometimes moving that invite us to travel evoking the variety of a colorful continent.

América Latina tiene una cultura musical tradicional sorprendentemente rica y diversa, nacida de muchas mezclas culturales. Hay ritmos africanos, instrumentos de cuerda de Europa, así como instrumentos de viento y técnicas de canto de las poblaciones nativas de la India.
 
Tres multiinstrumentistas cautivados por sonidos multifacéticos comparten su pasión por la música latinoamericana. Aquí y allá TriOrganico revela algunos elementos naturales o utilitarios, a veces los más inesperados, que se han transformado a través de fascinantes historias en instrumentos musicales. Acompañado con referencias a rituales tradicionales, el espectáculo de TriOrganico nos da composiciones a veces festivas a veces conmovedoras que nos invitan a viajar evocando la variedad de un continente colorido.

Les musiciens

Patricia Van Cauwenberge
Osvaldo Hernandez Napoles
Juan Carlos Bonifaz

 

Patricia s'est consacrée pendant de nombreuses années à la danse classique et contemporaine en étudiant notamment à l'école Mudra à Bruxelles où elle découvrira, entre autres, la richesse des rythmes africains.

 

Quelques années plus tard, elle fera la rencontre du danseur sénégalais Ken N'Diaye avec lequel elle étudiera les danses d'Afrique de l'Ouest.

 

Insatiable, elle partira à la découverte de nouvelles cultures et effectuera un voyage en Argentine et au Canada pour étudier le Malambo, cette danse des Gauchos qui s'exécute en frappant des pieds et en maniant les boleadoras (*), la redoutable arme de chasse.

 

En parallèle Patricia se consacrera à la recherche, à l'étude et la pratique de multiples instruments de percussion afro-latino-américains et chants d'Amérique latine.

 

Elle collaborera entre autres avec le Cirque du trottoir, le Cirque du Soleil, le guitariste Karim Baggili, la chanteuse Mélanie Gabriel, le multi-instrumentiste Osvaldo Hernandez pour les albums Tierra, Quilombo et TriOrganico.

 

(*) Les Boleadoras

 

Héritage culturel des tribus autochtones d'Amérique du Sud, particulièrement en Argentine et en Uruguay. Les boleadoras servaient pour la chasse du bétail, mais également comme arme de guerre. Les conquistadores découvriront parfois à leurs dépens cette sorte de lasso dont la version la plus ancienne comportait une boule hérissée de pointes. Les Gauchos, ces Européens qui peuplèrent la pampa, inventeront plus tard, exclusivement pour la chasse, les boleadoras à trois pierres, « Las tres Marias » comme ils les appelaient cyniquement. Pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles, une utilisation pacifiée des boleadoras constitue aujourd'hui un élément de folklore, notamment au travers de représentations de Malambo, rythme et danse traditionnels d'Argentine ou encore « danse de l'homme libre ». Buenos Aires a été le tremplin vers d'autres pays, le Malambo étant particulièrement bien accueilli à Las Vegas, ensuite dans certains établissements européens branchés sur les performances spectaculaires, tels le Lido de Paris ou encore le Moulin Rouge. À cette ouverture vers l'étranger correspondra également une ouverture aux femmes. Danse exclusivement réservée aux hommes jusque fin des années 80, le Malambo de boleadoras, qu'on pourrait appeler maintenant, « danse de la femme libre » s'est, par son contact avec l'occident, enrichi d'une grâce toute féminine.

 

Patricia s'est consacrée à la danse des boleadoras durant des années et enseigne cette technique actuellement en Belgique et en France. Elle voyagera à plusieurs reprises en Argentine à la rencontre de ces Gauchos, gardiens de cette tradition de la terre et de la chasse et s'initiera à cette discipline avec des maîtres-danseurs. Danseuse-percussionniste, Patricia développera plus tard son propre style agrémenté de nouvelles rythmiques.

 

 

For many years, Patricia has devoted herself to classical and contemporary dance, studying specially at Mudra School in Brussels where she will discover, among other things, the richness of African rhythms.

 

A few years later, she will meet Senegalese dancer Ken N'Diaye with whom she will study dances from West Africa.

 

Insatiable, she will discover new cultures and will travel to Argentina and Canada to study the Malambo, this dance of the Gauchos who executes while stamping feet and handling the boleadoras (*), the formidable weapon of hunt.

 

In parallel Patricia is dedicated now to the research, study and practice of multiple Afro-Latin American percussion instruments and Latin American songs.

 

She will collaborate with, among others, Cirque du Trottoir, Cirque du Soleil, guitarist Karim Baggili, singer Mélanie Gabriel, multi-instrumentalist Osvaldo Hernandez for albums Tierra, Quilombo and TriOrganico.

 

(*) The Boleadoras

 

Cultural heritage of indigenous tribes of South America, particularly in Argentina and Uruguay. The boleadoras instrument was used for cattle hunting, but it was also used as a weapon of war. The conquistadores sometimes discover at their expense this kind of lasso, the oldest version of which included a ball studded with spikes. The Gauchos, those Europeans who populated the pampas, will later invent, exclusively for hunting, the three-stone boleadoras, "Las tres Marias" as they called them cynically. For the pleasure of the eyes and ears, a pacified use of boleadoras is now an element of folklore, including through the Malambo, traditional rhythm and dance of Argentina or “dance of the free man”. Buenos Aires has been the springboard to other countries, the Malambo being particularly well received in Las Vegas, then in some European establishments connected to spectacular performances, such as the Lido de Paris or the Moulin Rouge. At this opening to the world, there is also an openness to women. Dance exclusively reserved for men until the end of the 80s, the Malambo of boleadoras, which one could call now, "dance of the free woman" was, by its contact with the West, enriched of quite a feminine grace.

 

Patricia has devoted herself to the boleadoras dance for years and teaches this technique now in Belgium and France. She will travel several times in Argentina to meet these Gauchos, guardians of this tradition of land and hunting and will learn this discipline with master dancers. Dancer percussionist, Patricia will later develop her own style with new rhythmics.

 

 

Durante muchos años, Patricia se ha dedicado a la danza clásica y contemporánea, estudiando en particular en la Escuela Mudra de Bruselas, donde descubrirá, entre otras cosas, la riqueza de los ritmos africanos.

 

Unos años más tarde, Patricia conocerá al bailarín senegalés Ken N'Diaye con quien estudiará danzas de África occidental.

 

Insaciable, Patricia descubrirá nuevas culturas y viajará a Argentina y Canadá para estudiar el Malambo, la danza de los Gauchos que se realiza zapateando y manejando las boleadoras (*), el arma formidable de caza.

 

En paralelo, Patricia se dedicará a la investigación, el estudio y la práctica de múltiples instrumentos de percusión afrolatinoamericanos y canciones latinoamericanas.

 

Colaborará, entre otros, con el Cirque du Trottoir, el Cirque du Soleil, el guitarrista Karim Baggili, la cantante Mélanie Gabriel, el multiinstrumentista Osvaldo Hernández para los álbumes Tierra, Quilombo y TriOrganico.

 

(*) Las boleadoras

 

Patrimonio cultural de las tribus indígenas de América del Sur, particularmente en Argentina y Uruguay. Las boleadoras se usaban para la caza de ganado, pero también como arma de guerra. Los conquistadores a veces descubrieron a su costa este tipo de lazo, cuya versión más antigua incluía una bola tachonada con púas. Los gauchos, los europeos que poblaron la pampa, inventarán más tarde, exclusivamente para la caza, las boleadoras de tres piedras, "Las tres Marías", como las llamaban cínicamente. Para el placer de los ojos y los oídos, el uso pacífico de boleadoras es ahora un elemento del folclor, que incluye representaciones de Malambo, ritmo tradicional y danza de Argentina o “danza del hombre libre”. Buenos Aires ha sido el trampolín hacia otros países. Malambo fue particularmente bien recibido en Las Vegas, y luego en algunos establecimientos europeos relacionados con actuaciones espectaculares, como el Lido de París o el Moulin Rouge. En esta apertura al mundo, también hay una apertura para las mujeres. Danza reservada exclusivamente para los hombres hasta finales de los 80, el Malambo de boleadoras, que se podría llamar ahora, "danza de la mujer libre" se enriqueció, gracias a su contacto con Occidente, de una gracia muy femenina.

 

Patricia se ha dedicado a la danza boleadora durante años y enseña esta técnica en Bélgica y Francia. Ella viajará varias veces a Argentina para conocer a estos gauchos, guardianes de esta tradición de la tierra y la caza, y aprenderá esta disciplina con maestros-bailarines. Bailarina y percusionista, Patricia desarrollará más tarde su propio estilo con un nuevo ritmo.

Osvaldo Hernandez Napoles est né à Ixmiquilpan dans l'état d'Hidalgo au Mexique.

 

Dès l’âge de 19 ans, Osvaldo entame des voyages à travers l’Amérique latine, en commençant par son pays natal le Mexique, à la recherche d’instruments traditionnels qu’il ne tardera pas à maîtriser.

 

Sa collection reflète l’histoire bouleversante du continent. Les instruments autochtones précolombiens côtoient ceux, des Africains déportés et des différentes générations de colons européens.

 

Installé depuis plus de vingt ans en Belgique, Osvaldo a parcouru le monde, en mettant toute son expérience au service d'innombrables projets musicaux tels que; Deep Forest, Marlène Dorcena, Rosa Brandão, Aura Msimang, Abdelli, Sidiki Camara, Ialma, Vaya Con Dios, Karim Baggili, Taïga Maya, des collectifs comme Apikon-Dia et Blindnote, pour n'en citer que quelques-uns, ses projets personnels: Tierra, Amalgama, Mambu, Nahui-Ollin, Quilombo, ainsi que de projets théâtraux comme, l'Invisible de Philippe Blasband, Bruits de Karl Valentin, le pont de pierres et la peau d'images de Daniel Danis.

Osvaldo Hernandez Napoles was born in Ixmiquilpan in the state of Hidalgo in Mexico.

 

At the age of 19, Osvaldo began traveling across Latin America, starting with his native Mexico, in search of traditional instruments that he would soon be mastering.

 

His collection reflects the upsetting history of the continent. Pre-Columbian indigenous instruments are associates with those from deported Africans and different generations of European settlers.

 

Installed since more than twenty years in Belgium, Osvaldo has traveled the world, putting all his experience serving countless musical projects such as; Deep Forest, Marlene Dorcena, Rosa Brandão, Aura Msimang, Abdelli, Sidiki Camara, Ialma, Vaya Con Dios, Karim Baggili, Taiga Maya, collective projects such as Apikon-Dia and Blindnote to name but a few, his personal projects: Tierra, Amalgama, Mambu, Nahui-Ollin, Quilombo, and theatrical projects like, Invisible by Philippe Blasband, Noises of Karl Valentin, The Bridge of Stones and the Skin of Images of Daniel Danis.

Osvaldo Hernández Nápoles nació en Ixmiquilpan en el estado de Hidalgo en México.

 

A la edad de 19 años, Osvaldo comenzó a viajar por América Latina, comenzando con su tierra natal, México, en busca de instrumentos tradicionales que pronto dominaría.

 

Su colección refleja la dramática historia del continente. Los instrumentos indígenas precolombinos se codean con los de africanos deportados y diferentes generaciones de colonos europeos.

 

Instalado desde hace más de veinte años en Bélgica, Osvaldo ha viajado por el mundo, poniendo toda su experiencia en innumerables proyectos musicales como; Deep Forest, Marlene Dorcena Rosa Brandão Aura Msimang Abdelli Sidiki Camara Ialma, Vaya Con Dios, Karim Baggili, Taiga Maya, obras colectivas como Apikon-Dia y Blindnote y muchos más, además de proyectos personales: Tierra, Amalgama, Mambu, Nahui Ollin, Quilombo, así como proyectos teatrales como L'invisible de Philippe Blasband, Sonidos de Karl Valentin, el puente de piedra y las imágenes de la piel de Daniel Danis.

Juan Carlos Bonifaz a remporté, en tant que jeune compositeur, le premier prix pour la composition à la Compétition Nationale de Marimba, qui a eu lieu au Chiapas au Mexique.

 

En tant que soliste, il a joué dans d'importants Festivals au Mexique (Rosario Castellanos, Cervantino, International Marimba Festival, New Music ...) et il s'est produit dans de nombreux théâtres en Espagne, en France, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Juan Carlos Bonifaz won as a young composer, the first prize for composition at the National Competition of Marimba, which took place in Chiapas in Mexico.

 

As a soloist, he has played in major festivals in Mexico (Rosario Castellanos, Cervantino, International Marimba Festival, New Music ...) and has performed in many theaters in Spain, France, Italy, in Belgium, the Netherlands and Germany.

Juan Carlos Bonifaz ganó como joven compositor el primer premio de composición en el Concurso Nacional de Marimba, que tuvo lugar en Chiapas en México.

 

Como solista, ha tocado en festivales importantes en México (Rosario Castellanos, Cervantino, Festival Internacional de Marimba, Nueva Música...) y ha actuado en muchos teatros en España, Francia, Italia, en Bélgica, los Países Bajos y Alemania.

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Meksikas trio Triorganico apvieno trīs multiinstrumentālistus un dažādas Latīņamerikas mūzikas tradīcijas. Albumā Floresta skan čekere, marimba, campona, pifano, kijada, ronroko, kaksiksis un daudzi citi Latīņamerikas, Āfrikas un Eiropas mūzikas instrumenti.

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La vision musicale est, comme son nom l'indique, une expression de ma vision de la musique. Ce peut être des critiques de nouveautés ou à peine de nouveautés de la scène internationale du blues, mais aussi de la country, du rock et de tout ce qui peut me tomber dans l’esprit; ou bien il peut s'agir de vues, de nouvelles, de notices nécrologiques ou autres - la musique sera le thème dominant. Et qui suis-je alors? Jakob Wandam, bibliothécaire de musique, passionné de blues, fanatique de Jeff Lynne, passionné de concerts, collectionneur de disques et mélomane. Je suis également éditeur et écrivain pour bluesnews.dk, et vous avez peut-être même lu mes paroles sur bibzoom.dk ou musikbibliotek.dk.

Sonamos Latinoamérica Copenhague

Octobre 10, 2019

Ce journaliste a été sur terre inconnue!

Je suis fier d’écouter de nombreux genres musicaux et la musique latino-américaine ne m’est pas étrangère. Mais ma connaissance de ce coin de la carte du monde musical est extrêmement limitée.

Je sais qu'il y a de la samba et de la bossa-nova du Brésil, de la salsa et du son de Cuba, du tango d'Argentine. Mais je ne connais pas du tout la terminologie - ni celle-ci et bien d’autres ramifications de la musique latino-américaine -, et quand j’ai été invité à couvrir Sonamos Latinoamerica à Copenhague, il n’y avait rien d’autre à faire que de se rendre au poste en tant qu’amateur.

En fait, c’est aussi une approche très pertinente, car Sonamos Latinoamerica a pour objectif principal de diffuser la connaissance de la musique latino-américaine et de vaincre les préjugés qui y existaient.

Au Danemark, Sonamos Latinoamérica est organisé par l'association CkulturA. Cette association, qui existe depuis 2012, vise à rapprocher les différentes cultures existant au Danemark à travers l'art et la culture. L'association CkulturA est fondée par Claudia Adeath et Claudia Cohen du Mexique et Fernando Massino de l'Argentine et s'intéresse donc très naturellement à la culture latino-américaine.

Interaction entre les cultures

Mais précisément, l’interaction entre les cultures est un élément clé en soi. C’est pourquoi Sonamos Latinoamerica présente des artistes spéciaux qui non seulement recréent de la musique traditionnelle, mais fusionnent la culture populaire avec d’autres genres et inspirations.

C'était également le cas des six ensembles qui jouaient lors du festival de cette année, qui s'est déroulé sur trois jours du 19 au 21 septembre 2019. Cela a été une révélation de la différence entre les musiciens.

La première étape de Sonamos Latinoamérica a eu lieu au Musée de la musique, situé dans l’ancien Radiohus à Rosenørns Allé à Frederiksberg. Le jeudi 16 septembre au soir ont participé, Raphael Gimenes, un Brésilo-danois, ainsi que le TriOrganico belgo-mexicain.

La salle était remplie au Musée de la Musique, qui est également un endroit très intéressant pour se promener et voir les nombreux instruments de musique historiques du monde entier. C'était un cadre très approprié pour un concert de cette nature.

Le projet TriOrganico est composé du multi-instrumentiste Osvaldo Hernández Nápoles, qui a notamment joué du violon (rabeca), de la Kalimba, des maracas et du pandeiro ainsi que de la jarana, instrument à cordes du Mexique de la percussioniste Patricia van Cauwenberge, qui a également dansé le malambo aux boleadoras et de Juan Carlos Bonifaz au marimba.

Ils ont présenté une fusion de toutes sortes d’influences musicales, notamment des chansons hispano-mexicaines, des éléments amérindiens, afro-cubains, des airs des Caraïbes et même de la musique hillbilly nord-américaine, comme en témoigne l' époustouflant morceau “Fandangueiro" avec Osvaldo Hernández au violon

 

On était constamment étonné de voir à quel point, ce que Patricia Van Cauwenberge et Osvaldo Hernandez Napoles pouvaient faire émerger des instruments de percussion. Nous, enfants danois des années 1970 et 1980, avons grandi avec un arsenal de maracas, de tambourins etc. dans les salles de musique de l'école, mais il était rare que nous rencontrions quelqu'un qui avait le sens de les utiliser. Pour Osvaldo et Patricia, la manipulation, de ses instruments, nécessite une technique appropriée dont ils ont fait preuve !

Savoir et savoir faire

Ainsi, lorsque Osvaldo Hernandez a joué un solo au tambourin ou aux maracas, il fallait s’incliner devant son excellence. Et lorsque Patricia Van Cauwenberge, avec un rythme de triangle simple pouvait donner à la musique une agitation insistante (pensez à Mission: Impossible), il fallait reconnaître que la technique et l’effet des divers instruments de percussion exigeaient une connaissance et un savoir-faire qui dépasse de loin, ce que la plupart des gens flairent dans notre région du monde.

Cela n’était nulle part plus évident que lorsque Patricia a dansé le malambo - une danse traditionnelle argentine à base de claquettes et le spectaculaire swing des boleadoras. Les Boleadoras, ou bolas, étaient à l'origine des armes utilisées par les cow-boys argentins (gauchos), mais sont maintenant inclus comme instrument et accessoire dans le Malambo - avec un effet impressionnant.

Juan Carlos Bonifaz, qui, en tant que membre anglophone du trio, a servi d'interprète pour le trio et conférencier de facto. Il a été un tourbillon sur la marimba et, en passant, d'une connaissance extrêmement sympathique, facile à sourire et avec une grande joie de jouer la musique.

La performance de TriOrganico était joyeuse et positive, ce qui rendait difficile de quitter l’ancienne Radiohus sans un sourire aux lèvres.